Institut des
NanoSciences de Paris
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Soutenance de thèse

Nanostructures métalliques résonantes pour les métamatériaux dans le visible : apport de l’ellipsométrie généralisée à la détermination de leurs propriétés optiques

Nicolas Guth

Ce travail de thèse s’intéresse à deux types de matériaux composites en couches minces, dont les constituants sont des nanostructures de forme donnée faites de métal noble ; ils présentent des résonances de plasmon multipolaires. Leurs propriétés optiques dans le spectre visible-proche IR sont étudiées par deux techniques, le calcul par la méthode des éléments finis et l’ellipsométrie généralisée.

Le premier type de matériau est le réseau de résonateurs en « U » faits d’or. Les mesures de matrices de Mueller par ellipsométrie permettent de mettre en évidence deux propriétés optiques particulières de ce type d’échantillon : d’une part le couplage magnéto-électrique et d’autre part la dispersion spatiale ; ces deux effets compliquent la description des propriétés optiques d’un matériau. Nous montrons dans un deuxième temps que ce type d’échantillon peut être décrit par un modèle effectif défini par des tenseurs constitutifs de permittivité, perméabilité et chiralité, malgré la dispersion spatiale. L’effet des résonances de plasmon multipolaires est exprimé par des oscillateurs de Lorentz. L’ajustement des paramètres d’un modèle effectif permet de définir complètement les propriétés optiques effectives d’un réseau de résonateurs en « U » Le second type de matériau est un réseau désordonné de résonateurs hélicoïdaux faits d’argent. L’intérêt principal réside dans l’aspect industrialisable du process de réalisation ; l’inconvénient vient du caractère non-idéal des nanohélices. Nous montrons que ce type d’échantillon présente une dispersion spatiale très forte, mais que les résonances propres observés grâce au calcul par éléments finis sont utilisables pour les métamatériaux.